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Selon le psychanalyste Pascal Couderc, les troubles de la sexualité sont essentiellement d’origine psychologique, nous sommes victimes de nos propres interdits.

Toutefois, il est possible de sortir de certaines situations en apparence bloquées si nous en comprenons le sens, une psychothérapie répond à cela. N’hésitez pas à prendre contact pour un premier entretien.

1) Chez les femmes

Frigidité : Impossibilité pour une femme d’éprouver une jouissance normale au cours des rapports sexuels. Dans certains cas la frigidité est totale, se caractérisant par l’absence de désir et de plaisirs sexuels. C’est l’anaphrodisie, le trouble à la fois le plus profond et le mieux accepté par la femme, qui consulte rarement pour cette insuffisance complète. En revanche, elle le fera souvent pour les frigidités partielles, où le plaisir sexuel existe, mais reste incomplet. Il s’agit alors de rareté ou d’absence d’orgasme dans les relations sexuelles qui restent satisfaisantes dans la période précédant cette jouissance terminale. Elle le fera également dans les cas de frigidité douloureuse, ou dyspareunie, dont une forme fréquente est représentée par le vaginisme.

On distingue, suivant leur date d’apparition :

La frigidité primaire qui apparaît dès les premiers rapports sexuels. Fréquente chez la jeune mariée, la frigidité primaire cède souvent spontanément lorsque le couple a acquis une certaine aisance dans la vie commune intime.

La frigidité secondaire qui survient après une longue période de vie sexuelle satisfaisante. A son origine, on peut trouver une cause organique (maladie générale endocrinienne ou neurologique, ou maladies locales, utérines, vaginales, vulvaires, périnéales, etc.). Mais le plus souvent, la cause est affective (conflit avec le partenaire, adultère, avortement, troubles névrotiques divers).
Le traitement : est d’abord celui de la cause, lorsqu’elle a pu être déterminée. Pour les frigidités d’origine affective, la psychothérapie d’inspiration analytique pourra élucider le conflit sous-jacent, une grande angoisse de castration, une fixation œdipienne au père, des tendances homosexuelles inconscientes. Mais souvent de simples conseils concernant la contraception, le comportement du partenaire peuvent suffire. On peut également utiliser des techniques de rééducation psycho sexuelle.

Vaginisme : Trouble se manifestant par des contractions involontaires et spasmodiques de la partie inférieure du vagin. Ces spasmes peuvent se produire alors que cet organe est intact. Ils sont à l’origine d’une douleur qui gène considérablement le coït. Le vaginisme peut exister en l’absence de troubles d’origine psychologique, mais leur est souvent relié.

Dyspareunie : Douleur provoquée par les rapports sexuels. Son retentissement sur la vie de couple est particulièrement important et c’est un motif très fréquent de consultation des gynécologues et des conseillers conjugaux.

On distingue généralement des dyspareunies de pénétration, ressenties par des femmes à vagin étroit ou à la suite de suture périnéale trop serrée, des dyspareunies de « présence », liées souvent à des vaginites infectieuses, mycosiques ou trophiques, et des dyspareunies profondes, en rapport avec une rétroversion utérine, une endométriose, une dystrophie ovarienne.
Mais, à côté de ces causes organiques, finalement assez rares, la dyspareunie est souvent d’origine affective, qu’elle soit primaire en apparaissant dès les premières relations sexuelles, ou secondaire, par exemple après un accouchement. Elle masque souvent, chez la patiente, une frigidité névrotique, servant en quelque sorte d’alibi pour se refuser au partenaire.
C’est pourquoi, pour tous ces cas, l’abord psychothérapique est indispensable. Il fera apparaître la cause originaire de la dyspareunie : deuil, crainte d’une nouvelle grossesse, avortement avec sentiment de culpabilité.
La douleur sexuelle s’y manifeste comme un refus de plaisir, une conduite d’autopunition ou un dégoût du partenaire. On peut également proposer certaines techniques de rééducation sexuelle et utiliser très largement les méthodes de relaxation pour faire cesser ce trouble souvent difficile à guérir.

 

2) Chez les hommes:

L’impuissance : incapacité pour l’homme de pratiquer l’acte sexuel. Elle se traduit par la diminution de la fréquence et de l’intensité des érections. Dans l’impuissance primaire, l’individu n’est jamais parvenu au coït alors que l’impuissance secondaire survient après une période d’activité sexuelle satisfaisante. Elle est souvent en liaison avec des difficultés d’un autre ordre, dues à des événements ou à des problèmes affectifs à composante anxieuse. Rarement totale, l’impuissance est susceptible, lorsqu’elle n’est pas d’origine physiologique ou médicamenteuse, d’être prise en charge par une psychothérapie psychanalytique. Certains traitements médicaux « d’appoint » ont fait leur apparition depuis quelques années (viagra, Cialis, etc…)

 

L’éjaculation précoce : 75% des éjaculateurs précoces, ne dépassent pas 2 minutes pour éjaculer. Certains, n’arrivent même pas à réussir leur pénétration. L’éjaculation précoce est non seulement un handicap physique mais aussi une grande frustration nécessitant un grand effort à manager par le couple. L’important est de comprendre pourquoi le rapport sexuel est « rendu » impossible. Une psychothérapie psychanalytique semble une bonne indication.